Crescendo Magazine

2020-05-23 16:19:56

Fritz Wunderlich dans Don Pasquale de Donizetti, en première mondiale 

Fritz Wunderlich dans Don Pasquale de Donizetti, en première mondiale

Gaetano DONIZETTI (1797-1848) : Don Pasquale, opéra-bouffe en trois actes. Kurt Böhme, Fritz Wunderlich, Raimund Grumbach, Erika Köhn, Hans Hermann Nissen ; Chœurs et Orchestre de l’Opéra d’Etat de Munich, direction Meinhard von Zallinger. Version chantée en allemand. […]

ForumOpera.com

2020-05-11 22:49:17

[…] une bonne portée, sans la rendre épaisse. Souvenez-vous du naturel, de la simplicité d’une Kathleen Ferrier… Je vais vous dire : ce que j’aime chez les artistes, ce sont les différences de personnalité, ce que chacun a d’unique, par ses chemins de vie, par ses apprentissages, et c’est la sincérité qui touche le public. Bien sûr qu’il faut comprendre les différences d’époque, de style, d’écriture, mais ce qui me touche, par exemple, chez un Fritz Wunderlich, c’est une simplicité, un naturel… On a là quelque chose qui vient de l’âme, d’une envie d’être soi-même, d’être cohérent avec son art et avec l’émotion que suscite le texte. J’ai eu le privilège de faire La Damnation de Faust avec Norrington à Leipzig, il y a quelques années, et là encore, il n’y avait pas du tout de sa part la demande que je donne plus, que ce soit plus fort, même si c’est très […]

ForumOpera.com

2019-12-27 16:06:56

[…] légère, idéalement fluide. Elle reposait sur une technique des plus solides, apprise aux meilleures sources, mais mieux encore : sur une capacité à projeter le mot, à édifier l’auditoire. La langue allemande utilise le verbe « vorsingen »pour décrire cette capacité à « chanter pour, en direction de l’autre », par opposition au « singen », plus abstrait et possiblement plus égoïste. Cette voix de ténor n’était probablement pas la plus intrinsèquement belle de sa génération : pour le soleil, il y avait Wunderlich, pour la vaillance, il y avait Kollo, pour ne citer que deux contemporains. Mais qui autant que Peter Schreier, réunissait à ce point la probité, la versatilité, l’intériorité ? Comme chef, Schreier sut poursuivre ce service du répertoire sacré qu’il avait si magnifiquement accompli (et pour les plus grands) en tant que chanteur : on aurait grand tort de mépriser ses enregistrements des Passions ou de l’Oratorio de Noël de Bach, gravées pour Philips dans les […]

Jefopera

2019-10-26 05:22:00

Wien, nouveau récital de Jonas Kaufmann 

[…] bien connus des amateurs du genre.    On écoutera ce nouveau disque avec plaisir, bien sûr, parce que c'est Kaufmann et parce que les Wiener Philarmoniker l'accompagnent. C'est très bien fait, mais quand même assez lisse, appliqué, parfois même un peu lourd, et je me demande si Jonas, en visant la perfection, ne passe pas à côté de cet esprit viennois, ce charme affecté, crémeux, enjôleur, parfois polisson et toujours irrésistible, que le regretté Fritz Wunderlich incarnait comme personne.   

Wien, nouveau récital de Jonas Kaufmann

ForumOpera.com

2019-10-11 05:10:26

[…] muss einmal wieder in Grinzing sein ») mais le fait à propos et à chaque fois le ton est juste. L’album se conclut par un irrésistible « Der Tod das muss ein Wiener sein » de Georg Kreisler, accompagné du seul piano de Michael Rot qui nous laisse pleinement déguster ces refrains au goût sucré de Kaiserschmarren, où Kaufmann brille comme les étoiles du Prater, et nous ferait presque oublier les Rudolf Schock, Nicolai Gedda ou Fritz Wunderlich que l’on a immanquablement à l’oreille. Kaufmann ne recherche pas l'artifice, il se contente de viser l'authenticité et, de ce point de vue-là la partition est on ne peut plus maîtrisée. On aurait toutefois aimé ces accents danubiens dans d’autres pièces, par exemple dans le trop court « Lippen schweigen » de Lustige Witwe où le haut-allemand décidément ne sied pas. C’est sans doute que Jonas Kaufmann a voulu s'accorder dans ce duo à sa […]