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2020-03-29 02:12:50

Maurice Ravel (1875-1937) : Le jardin féérique (transcription de Thierry Machuel), Trois chansons pour chœur a capella (Nicolette, Trois beaux oiseaux du paradis, Ronde), La vallée des cloches (transcription de Clytus Gottwald) ; Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Romance du soir, Des pas dans l’allée, Les fleurs et les arbres, Calme des nuits ; Benjamin Britten (1913-1976) : Hymn to St. Cecilia op.27, Five Flower Songs (To Daffodils, The Succession of the Four Sweet Months, Marsh Flowers, The Evening Primrose, Ballad of Green Broom) ; Raymond Murray Schafer (né en 1933) : Miniwanka or The Moments of Water. Avec Les Métaboles, direction : Léo Warynski. 1 CD. NoMadMusic NMD065. Notice de présentation bilingue (français et anglais). Durée : 56:21

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2020-01-03 14:27:59

[…] enregistraient leurs airs dans la langue originale, ce qui n’était alors pas si courant. C’est donc en français que Florence Cole-Talbert (1890-1961) se lance avec courage, et même un peu de témérité, dans les Clochettes de Lakmé ; on admire ici son art du trille et des notes piquées, mais aussi l’entrain qui caractérise son interprétation du Bacio d’Arditi, très guillerette valse 1900. Sa contemporaine la contralto Hattie King Reavis a notamment enregistré « There is a Green Hill », tube de Gounod dans les pays anglo-saxons, qu’ont également gravé John McCormack, Paul Robeson (cette œuvre occupe la plage 13 et non la 14, contrairement à ce qui est indiqué dans le livret). C’est en italien qu’on entend le ténor Roland Hayes (1887-1976) faire le grand écart entre Nemorino et Canio ; la soprano Antoinette Smythe Garnes serait née la même année, et si sa Gilda parle anglais, c'est bien dans la langue originale […]

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2020-06-16 03:56:06

[…] a affublé Idreno. Ildar Abdrazakov, que New York a vu triompher en Mustafa, se glisse avec quelques peines sous les traits d’Assur. Les graves lui sont difficiles et le reste de la ligne s’en trouve dérangé. Son métier de belcantiste affirmé lui autorise d'élégantes variations et la basse met à profit son volume et son registre aigu souverain pour faire exulter Assur. Puissances et profondeur du timbre son aussi des qualités dont peut se vanter Ryan Speedo Green, Oroe de grand luxe. Les dames surclassent leurs partenaires masculins. Elizabeth DeShong, déjà Arsace à Bordeaux, possède ces qualités qui électrisent le spectateur. La voix se déploie facilement sur un ambitus large, l’aigu claironne quand les graves résonnent avec ce qu’il faut de virilité pour rendre crédible l'héroïsme du personnage. La science belcantiste fait le reste. Des variations osées, des notes tenues mettent la mezzo-soprano sur les traces de ses illustres devancières. Angela Meade marche […]

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2020-06-01 03:56:06

[…] Camilla Nylund s’envole à tire-d’aile de faucon vers les mêmes sommets berlinois qu’il y a deux ans. Le timbre toujours aussi cristallin installe l’impératrice dans son royaume d’en-haut. La précision du chant tient de l’orfèvrerie tant aucune des attaques les plus ardues, aucun des sauts de registres les plus périlleux ne lui résiste. Les forces du Wiener Staatsoper et les seconds rôles (mention pour les trois frères de Barack particulièrement bien tenus par Ryan Speedo Green, Samuel Hasselhorn et Thomas Ebenstein) complètent ces premiers rôles dignes d’un certain âge d’or. Dommage toutefois que les interventions hors-scène soient systématiquement sonorisées, ce qui en aplatit tout le relief.   © Wiener Staatsoper / Michael Pöhn Du relief, l’orchestre n’en manque à aucune mesure. Fidèle à ses talents de coloriste, Christian Thielemann brode un premier acte foisonnant où les Wiener n’ont pas leur pareil. Le tempo retenu va cheval galopant et si au […]